Grande-Bretagne: Une prof risque la prison pour une relation avec une élève mineure

Une enseignante du nord de l’Angleterre pourrait être condamnée à 14 ans de prison pour avoir entretenu une liaison avec une jeune fille mineure de son établissement.

 

Entre décembre 2008 et mars 2010, Louise Yeoman, une enseignante anglaise, a entretenu une relation amoureuse avec une élève de 15 ans. La professeure, âgée de 29 ans, vient de plaider coupable de dix chefs d'accusation, dont certains concernent des attouchements et l'utilisation d'un sex toy avec la jeune fille. Le 10 novembre, elle a dû signer le registre des criminels sexuels avant d'être libérée sous-caution.

 

Louise Yeoman enseignait jusqu'alors dans une école de Wakefield dans le West Yorkshire, où la jeune fille était scolarisée. Elle a depuis été suspendue de ses fonctions. Les charges s'arrêtent en mars dernier car l'élève a fêté son seizième anniversaire à cette date, mais rien n'indique si la relation a continué ou non. La loi anglaise reconnaît le consentement du mineur entre 13 et 16 ans, mais avoir des relations avec un adulte reste illégal durant cette tranche d'âge.

 

Une histoire similaire en 2009


L'an dernier, une autre enseignante anglaise avait été poursuivie pour des faits similaires. Hélène Goddard avait été condamnée à 15 mois de prison. Son amante l'avait cependant défendue et le juge leurs avait accordé le droit de s'écrire pendant la détention (Voir ci-dessous)

 

Aucune information n'a pour l'instant été révélée sur l'amante de Louise Yeoman ou sur sa réaction au procès. La manière dont la relation a été dévoilée reste aussi inconnue. Mais le proviseur de l'établissement a tenu à préciser qu'il avait coopéré avec la police dès qu'il avait eu connaissance de l'histoire.

 

En vertu du Sexual Offence Act de 2003, l'enseignante risque jusqu'à 14 ans de prison ferme. Le fait que la jeune fille ait été élève dans l'établissement où Louise Yeoman enseignait pourrait être une circonstance aggravante car les charges retiennent l'abus d'autorité. Le procès débute dans trois semaines devant la cour de Leeds.

 

Paru sur têtue.com

 

***

 

L'histoire d'amour hors-la-loi d'une prof et de son élève


Publiée par Marie Billon 16 septembre 2009, sur Têtue

 

ENQUÊTE. En Angleterre, Helen Goddard risque 14 ans de prison ferme pour avoir eu une relation amoureuse avec une des ses élèves de moins de 16 ans. L'histoire d'Helen Goddard a fait couler beaucoup d'encre chez elle et dans d'autres pays, mais pas en France. Rappel des faits en attendant le verdict le 21 septembre.

Helen Goddard sera jugée à Londres, en Angleterre, lundi 21 septembre, pour avoir eu une relation amoureuse avec l'une de ses élèves mineure de moins de 16 ans. La professeure âgée de 26 ans enseignait la trompette depuis trois ans dans une école londonienne pour jeunes filles.

 

Celle que ses élèves surnommaient la Jazz Lady a avoué avoir eu une relation avec l'une de ses élèves entre février et juillet 2009. Elle a été arrêtée par la police londonienne le 20 juillet dernier. Les lois anglaises ne peuvent donner aucune information sur l'élève, mais le couple se connaissait depuis trois ans. Elles se retrouvaient régulièrement après les cours autour d'un café avant qu'elles ne tombent amoureuses.


Une source anonyme aurait informé l'école de la relation qui s'était créée entre Helen Goddard et son élève. L'établissement aurait aussitôt prévenu la police. Diana Vernon, la directrice, sollicitée par TÊTUE, n'a pas souhaité s'exprimer. Dès l'arrestation, elle a envoyé un mail ou un courrier à chacun des parents d'élèves les prévenant qu'une «relation inappropriée» s'était apparemment nouée entre un professeur et une élève. La langue anglaise ne féminisant pas les noms, aucune mention du sexe de l'enseignante n'a été faite, or le staff de l'école est mixte. Helen Goddard a immédiatement été suspendue de ses fonctions. Elle a, depuis, démissionné, selon le service de presse de l'école.

 

Plaidé coupable


La police londonienne est d'abord allée au domicile de l'élève. Les parents de la jeune fille auraient alors répondu qu'elle se trouvait chez sa professeure, dans le quartier de Greenwich, au Sud-Est de la capitale britannique.

Helen Goddard a donc été arrêtée à son domicile puis remise en liberté sous caution. Elle a déjà dû signer le registre des délinquants sexuels et risque une peine allant jusqu'à 14 ans de prison ferme. Le juge Anthony Pitts a confirmé que la jeune femme avait eu raison de plaider coupable des six charges qui pesaient contre elle, en raison des «sérieuses preuves» qui existaient. Il a précisé que cela n'augurait en rien de la sentence.


Helen Goddard a d'abord été accusée d'agression sexuelle, avant que les charges ne soient redéfinies en "relations sexuelles avec une mineure". En Angleterre, en vertu du Sexual Offences Act 2003, avoir des relations sexuelles avec un mineur de moins de 16 ans est passible de 14 ans d'emprisonnement. La loi reconnaît le consentement du mineur entre 13 et 16 ans, mais avoir des relations avec un adulte restent illégales. Le fait qu'Helen Goddard ait été la professeure de l'intéressée est presque une circonstance aggravante.

 

Depuis son arrestation, Helen Goddard n'a plus aucun contact avec son amante. Selon l'un de ses meilleurs amis, elle trouve injuste d'être «punie pour être tombée amoureuse». La jeune écolière, qui a avoué la relation à ses parents le lendemain de l'arrestation, a déclaré souhaiter renouer dès qu'elle aura fêté ses 16 ans, dans quelques mois. Selon la presse anglo-saxonne, ses parents ne semblent pas y voir d'inconvénient.

 

Famille religieuse et conservatrice


Les choses sont plus compliquées du côté de la famille d'Hélène Goddard. Son père, Paul, 50 ans, qui a pu être interviewé par Punteha Yazdanian du quotidien britannique conservateur le Daily mail dans la maison d'enfance de la Jazz Lady à Farnborough dans le comté du Hampshire au sud de l'Angleterre, ignorait les penchants homosexuels de sa fille. «Je suis plutôt conservateur et cette histoire de lesbiennes me passe au-dessus de la tête» a-t-il déclaré. L'ancien petit ami d'Helen Goddard, Jonathan Ansell, chanteur dans le boys band lyrique G4, se dit lui aussi «très surpris» par ce qui s'est passé. «Helen va perdre tout ce pourquoi elle a travaillé si dur. C'est terriblement dommage. C'est une musicienne de talent, et maintenant tout est ruiné», regrette Paul Goddard. Il ne sera d'ailleurs pas auprès de sa fille lors du verdict le 21 septembre. «Elle est assez grande pour affronter ses propres batailles», explique-t-il.

 

Manque de maturité


Pourtant, il dit lui même qu'Helen Goddard n'était pas d'une grande maturité. «Ce n'est pas une excuse, mais il me semble que l'élève était mature pour son âge, alors qu'Helen l'est moins». Il doute qu'Helen ait jamais vraiment pu assumer sa fonction d'adulte dans la salle de classe. Des proches et voisins de la jeune femme partage l'analyse de son père. Ils mettent son manque de maturité sur le compte d'une éducation religieuse, très entourée et tournée vers la musique. La jeune femme venait d'ailleurs souvent jouer dans la paroisse locale. Chose dont les habitants de Farnborough étaient d'autant plus fiers qu'elle avait été parmi les cinq jeunes musiciens anglais sélectionnés pour jouer lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympique de Sidney en 2000.

 

Dans sa ville natale, on la décrit comme «talentueuse mais timide». Ses voisins à Greenwich l'a disent très discrète. Ils ne la voyaient que régulièrement promenant son chien dont elle a dû se séparer lorsque ses ennuis judiciaires ont commencé et qu'elle est retournée chez ses parents. Les seules photos d'Helen Goddard qu'a pu prendre la presse britannique l'ont été à sa sortie du tribunal fin juillet. Cachant ses yeux derrière de grandes lunettes d'aviateur, avec ses long cheveux blonds et ses habits moulants, elle est apparue comme une jeune femme faisant à peine ses 26 ans, mais séduisante.

 

Groupes de soutien


Si son père affirme la soutenir, des groupes de soutien ont aussi été créés par des ''sympathisants''. Notamment deux groupes Facebook, l'un anglais comportant 24 membres et l'autre italien nantis de 61 adhérents. Il faut dire que l'affaire a eu un large écho en Angleterre mais aussi sur le continent. «Le fait qu'elle soit une jeune femme séduisante a certainement dû attirer les gens», estime Rachel Porter, journaliste au Daily Mail.


Les presses espagnole et italienne se sont emparées de l'affaire. Même les journaux asiatiques ont évoqué l'histoire. Les médias nationaux français - à part TÊTUE - ne l'ont en revanche pas relayé.

 

«En Angleterre, on voit assez souvent des histoires entre un prof et son élève. Mais c'est la première fois que j'entends parler d'une relation gay. Pourtant, je ne crois pas que les médias aient traité l'affaire différemment à cause de ça. Ils ne se sont pas fait plus moralisateurs », réfléchit Rachel Porter. En attendant le verdict qui se rendu lundi 21 septembre par la Cour de Southwark, Helen Goddard loge chez son frère, selon des sources proches de la famille. Elle n'a répondu à aucune sollicitation de la presse, et a simplement confirmé les charges pesant contre elle à la sortie du tribunal fin juillet. Rachel Porter doute que la jeune femme soit condamnée à 14 ans de prison ferme, le maximum. Mais puisqu'elle a avoué avoir entretenu une relation avec une mineure, légalement et quelle que soit la sentence, elle ne pourra plus enseigner.

 

***

 

Helen Goddard écope de 15 mois de prison


Publié par Marie Billon, le mardi 22 septembre 2009 sur Têtue


La sentence est tombée, la prof de trompette, inculpée pour avoir entretenu une relation avec une mineure, écope de 15 mois de prison ferme. Le juge n'a pas interdit aux deux jeunes femmes de se revoir et de reprendre leur relation après que la peine soit purgée.

 

Helen Goddard a été condamnée à 15 mois de prison ferme, hier, lundi 21 septembre, par la court de Southwark à Londres, en Angleterre. La professeure de jazz d'une école pour filles de Londres, âgée de 26 ans, avait reconnu avoir entretenu une relation avec une de ses élèves de moins de 16 ans pendant cinq mois avant d'être arrêtée en juillet dernier.

 

La relation pourra continuer après la peine purgée


Le juge Anthony Pitts s'est voulu ferme mais compréhensif. Il a considéré les «faits trop graves pour ne pas être sanctionnés par de la prison ferme» mais n'a pas interdit à l'écolière d'écrire à son amante, ni à leur couple de se reformer une fois la peine purgée. Le procureur avait demandé à ce qu'Helen Goddard soit interdite de revoir l'écolière pendant cinq ans. Le juge a reconnu que la relation a commencé sur l'initiative de l'élève, en accord avec ce qui a été dit à l'audience. Ses parents ont cependant accusé Helen Goddard d'avoir trompé leur confiance et celle de leur fille. La «Jazz lady», comme la surnommaient ses élèves, a frappé l'air de son poing en signe de victoire en apprenant qu'elle pouvait continuer sa relation avec la jeune fille, selon la presse anglaise. Mais elle a fondu en larmes lorsqu'elle a été emmenée en prison.

 

Inscrite pour 10 ans au registre des criminels sexuels


Elle est désormais inscrite au registre des criminels sexuels pour 10 ans et interdite à vie de travailler avec des enfants. Le juge ne lui a cependant pas interdit d'être seule en présence d'enfants mineurs. Helen Goddard pourrait être libérée à la moitié de sa peine, d'ici environ huit mois. Elle risquait jusqu'à 14 ans de prison.

 

mbillon@france24.com

Tags for all blogs :
Comments or opinions expressed on this blog are those of the individual contributors only, and do not necessarily represent the views of FRANCE 24. The content on this blog is provided on an "as-is" basis. FRANCE 24 is not liable for any damages whatsoever arising out of the content or use of this blog.
0 Comments

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
  • Aucune balise HTML autorisée

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question vous est posée pour vérifier si vous êtes un humain et non un robot et ainsi prévenir le spam automatique.